Le commerce électronique, ça n'existe pas!

Alain Boudreault
(app-e.com)

Et cela n'a rien à voir avec son aspect virtuel. Le commerce électronique représente plutôt l'aboutissement d'une longue évolution qui vise à réduire les coûts de la transaction d'achat et de vente. Mais en fin de compte, il s'agit simplement de transiger des produits et services.

Dans les années 1930, un économiste, Ron Coase, avait observé que des organisations de plus en plus grandes, intégrées et multi- nationales, se créaient pour diminuer les coûts transactionnels, parce que le marché était inefficace pour conclure des transactions entre individus. Par exemple, si comme individu dans une organisation, je veux des crayons, je dois chercher les fournisseurs potentiels, obtenir l'information, négocier, prévoir des mécanismes de contrôle pour m'assurer que la marchandise sera livrée et conforme et également des mécanismes de résolution de conflit. Tous ces éléments représentent les coûts transactionnels (recherche, information, négociation, décision, contrôle et application de l'entente). Il est donc avantageux de se regrouper dans une organisation qui pourra gérer ces transactions répétitives et complexes (ex. un département d'achats).

Ces organisations ont été créées parce que leurs coûts internes étaient moins élevés que les coûts transactionnels. À l'époque, ceci était nécessaire pour pouvoir distribuer des biens et services à grande échelle.

Mais quand les conditions du marché sont devenues plus efficaces (facilités de recherche, information plus accessible, etc.), la taille et la complexité des organisations ont commencé à représenter des obstacles, car les coûts de l'organisation sont devenus plus élevés que les coûts transactionnels. C'est le règne de la bureaucratie! L'intérêt pour le phénomène de « downsizing » et de l'impartition représente la suite logique de cette dynamique.

Les transactions commerciales sont de plus en plus efficaces à cause de l'évolution technologique en général et de la taille du réseau Internet en particulier. Les coûts transactionnels diminuent constamment. Et dans le commerce, c'est tout ce qui compte

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